En cuisine
Une dizaine de cuisiniers, dont deux dédiés aux fonds et aux fermentations. Les légumes sont épluchés le matin même, les poissons levés ici, les pains cuits sur place.
Le bâtiment est plus vieux que le restaurant, et cela se voit. Nous n’avons jamais cherché à le faire oublier.
La maison se tient au bout d’une route de campagne, entre Kruisem et Audenarde, là où la Flandre-Orientale devient plate et large. Ce fut une ferme, puis une auberge, puis un restaurant gastronomique à partir de 1992.
Les matériaux sont ceux de la région : brique, chêne, chaux, tomettes. Les fenêtres ont été agrandies vers les champs ; l’hiver, la lumière du déjeuner dure trois heures et le repas suit son déclin.
La salle forme un L autour de l’ancienne cour. Cette forme a un avantage : aucune table ne se retrouve au centre d’un plateau. Les tables sont espacées, nappe blanche, une bougie basse, rien d’autre avant l’arrivée du premier service.
Aux murs, des œuvres d’artistes belges contemporains, accrochées sans cartel et changées de temps à autre. Nous les indiquons volontiers si vous les demandez.
1987 – 2022 · Peter Goossens
Depuis 2022 · Floris Van Der Veken
Peter Goossens a repris la maison en 1987 et lui a donné sa forme gastronomique en 1992. Sous sa conduite, Hof van Cleve a obtenu sa première étoile MICHELIN en 1994, la deuxième en 1998, puis une troisième qu’elle a portée pendant la longue période qui s’est achevée avec son départ de la cuisine, en 2022. C’est cette histoire-là que la salle raconte encore.
Depuis 2022, Floris Van Der Veken est chef-patron. Il a travaillé ici avant d’en prendre la direction, ce qui explique la continuité des fondations : mêmes fournisseurs, même exigence sur les cuissons, même refus des assiettes bavardes. Ce qui a changé tient dans le détail : des menus plus courts, des acidités plus présentes, davantage de légumes en position centrale.
Le Guide MICHELIN Belgique & Luxembourg 2026 distingue la maison de deux étoiles. C’est la distinction du chapitre en cours, et celle sur laquelle nous travaillons.
Le rapport peut surprendre ; il explique l’essentiel de ce qui se passe dans l’assiette et autour de la table.
Une dizaine de cuisiniers, dont deux dédiés aux fonds et aux fermentations. Les légumes sont épluchés le matin même, les poissons levés ici, les pains cuits sur place.
Un service qui explique quand on lui demande et se tait quand la conversation est lancée. Les plats sont annoncés en une phrase, la carte des vins reste ouverte toute la soirée.
Le sommelier construit les accords chaque semaine, en fonction du menu et des bouteilles prêtes à boire. Il propose aussi bien un accord complet qu’une seule bouteille pour la table.
Nous ne publions pas de photographies de l’équipe : la maison se raconte mieux par la salle et par les assiettes.